La culture anglo-saxonne

Publié le par Jean Christophe Bataille

 

 

 

 

Beaucoup de penseurs français considèrent que le développement de nos sociétés selon le mode anglo-saxon conduit à l'acculturation. Il suffit pourtant de se rendre à Londres, New York ou à San Francisco pour constater la richesse intellectuelle de nos voisins. Cette idée d'un béotisme anglo-saxon n'est-elle pas liée à notre habitude d'opposer culture et consommation ? L'argent n'est-il pas vécu par notre peuple, profondément imprégné des contraintes morales du catholicisme, comme une forme de perversion païenne ? Rappelons-nous la condition faite aux juifs du moyen âge que l'on autorisait à faire commerce de la monnaie mais que l'on privait de tout accès à la culture. Aurions-nous pu créer une économie de marché moderne sans la renaissance italienne, sans le schisme protestant, sans l'athéisme d'un Diderot ou le libéralisme d'un Voltaire ? Je ne le crois pas. Quoiqu'en pensent les héritiers de la tradition, la consommation et la culture ne sont pas antinomiques et je refuse d'opposer le plaisir au savoir. Et entre José Bové et Georges Bush, je ne sais décidément pas quel crétin choisir ...

 

Publié dans La question du jour

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Enzo 29/03/2007 13:59

Réflexion pertinante de Pierre2.
Il n'est pas non plus fondamentalement impossible que, à l'instar de Byzance, une fraction de la population "de souche" se sentant au fond exclue de la République, les "ostracisés", incitent les "barbares" à détruire le régime et profiteront de l'anarchie ambiante pour se tailler leur fief. Un peu comme par le passé, Byzance avait envoyé les Barbares piller Rome, riche et mal défendue, s'offrant ainsi la moitié de l'Empire pour elle et 1000 ans de survie !!!

pierre2 29/03/2007 11:22

La démocratie athénienne (les Athéniens nous ont légué le mot!) n'en avait que le nom (au sens où nous l'entendons aujourd'hui). Elitiste, exclusive (ne sont citoyens que certains), raciste... mais elle a fonctionné un bon moment...
La démocratie suppose mettre d'accord une majorité de citoyens pour une action concertée et amener, par la discusiion, l'autre moitié à se laisser convaincre du bien fondé de cette action. Aujourd'hui, les populations atteignant des seuils numériques critiques, de nombreuses et opinions variées et contradictoires se font jour, dépassant tous les manichéismes traditionnels (droite/gauche... par exemple). Si bien qu'in fine, toute élection pour une décision tend immanquablement vers le 50/50! Donc vers l'absence de toute représentation et de toute gouvernance.
Le vrai débat ne serait-il pas de repenser la "démocratie" ?

Marie Christine 29/03/2007 10:25

Bonjour Jean Christophe et vous tous,

Je suis MDR car ta pensée rejoins la mienne et je vois aussi la pensée des amis du blog. J'espère que des personnes ne vont pas ce laisser avoir par ces hommes.

Je t'embrasse et je te souhaite une bonne journée ainsi qu'à vous tous,
Marie Christine

Nathalie K. 28/03/2007 23:32

Il n'y a pas "une" amerique. La litterature du sud par exemple est tres specifique.

seb 28/03/2007 21:20


Bien sûr, l'idéal serait un monde sans injustice. Un monde où les hommes auraient choisi la culture plutôt que l'argent. Un monde où l'argent serait accessoire, purement utile.

Bien sûr.

En attendant la venue de cette ère spirituelle , j'adhère à ton raisonnement.

Pareil pour la politique: je ne serai plus pour le libéralisme quand le monde permettra de s'en passer sans prendre des années de retard sur les autres.