Richesse et développement

Publié le par Jean Christophe Bataille

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi pour certains, la richesse serait l'objet de tous nos maux ... La fortune est pourtant souvent la récompense d'un travail acharné, d'une compétence singulière ou d'une audace hors du commun. Ces trois vertus ne sont-elles pas les seules capables de développer efficacement l'activité économique pour le bien de tous ? Beaucoup en France nient ce fait en fustigeant ceux qui spéculent avec cette richesse sur les marchés financiers (nécessaires au demeurant pour fixer les prix). Mais si des gens ou des institutions gagnent de l'argent à ces jeux plutôt risqués, d'autres, du même acabit, y laissent nécessairement leurs culottes pour les alimenter ! Et il est probablement plus reposant de jouer au loto ...

Mon sentiment est que la somme de l'énergie que dépensent les individus pour eux-même est bien supérieure à celle qu'ils souhaitent apporter à la collectivité. Je l'ai déjà écrit, nous n'avons pas tous le même périmètre affectif. L'échec du communisme le prouve et le nier serait une erreur politique et philosophique. Toute la difficulté est d'harmoniser ce développement afin de respecter les contraintes environnementales, de faire jouer une solidarité intelligente et de conserver l'égalité des chances. Pour illustrer ce libéralisme modéré, assez éloigné du discours médiatique ambiant, voici la déclaration d’Abraham Lincoln :

 

 

Vous ne pouvez pas créer la prospérité en décourageant l'épargne.
Vous ne pouvez pas donner la force au faible en affaiblissant le fort.
Vous ne pouvez pas favoriser la fraternité humaine en encourageant la lutte des classes.
Vous ne pouvez pas aider le pauvre en ruinant le riche.
Vous ne pouvez pas éviter les ennuis en dépensant plus que vous ne gagnez.
Vous ne pouvez pas forcer le caractère et le courage en décourageant l'initiative et l'indépendance.
Vous ne pouvez pas aider les hommes continuellement en faisant pour eux ce qu'ils pourraient et devraient faire eux-mêmes.

Déclaration au Congrès. Abraham Lincoln. 1860.

 

Publié dans Politique

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Phil 17/02/2007 01:14

Ete vous surre que ce texte est de lincoln ?
il est plus du reverend William J.H. Boetcke

D’ailleurs l’agence de préservation historique d’Illinois (www.illinoishistory.gov/facsimiles.htm) confirme ce dire et publie une liste de textes attribués à Lincoln et qui ne seraient etre de lui. De nombreux journalistes ont enquêté sur le sujet (Saint-Petersburgh Times) (www.sptimes.com/2004/01/04/Columns/Big_enough_government.shtml)


Claude 15/01/2007 20:27

En voilà du bon sens au profit du sens communautaire...

Pingeon 13/01/2007 11:10

Que de lucidité !
J'ai plaisir à voir qu'il reste des gens qui ne jalousent pas celui qui est plus fortuné qu'eux. Que le plus souvent, cette richesse est acquise par le travail et les qualités personnelles.
J'aimerai "copier" la déclaration d'A.Lincoln. Me-le permettez vous ?
Merci d'avance.
René Pingeon

Sister of Night 13/01/2007 01:43

Résumé : en chaque chose il faut de la mesure.

stella 13/01/2007 00:14

Tu vois Jean-Christophe, ce que dit cet homme est d'un grand réalisme. Pourrait-on risquer de prononcer ces phrase publiquement aujourd'hui en France au risque d'engendrer une polémique incroyable. Et pourtant ...