Les facéties d'Hippocrate

 

 


Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.

 

 

Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,

début ici en lisant de bas en haut.

 


Samedi 19 août 2006 6 19 08 2006 12:04

Le sexe n'a pas de coeur, il n'en fait qu'à sa tête.

Marc gendron

Par Jean Christophe Bataille - Publié dans : Citations du jour
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Commentaires

Le corps humain est un royaume ou chaque organe veut être le roi
Il y a chez l’homme 3 leaders qui essayent d’imposer leur loi
Cette lutte permanente est la plus grosse source d’embrouille
Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles
Que les demoiselles nous excusent si on fait des trucs chelous
Si un jour on est des agneaux et qu’le lendemain on est des loups
C’est à cause de c’combat qui s’agite dans notre corps
La tête, le coeur, les couilles discutent mais ils sont jamais d’accords
Mon coeur est une vraie éponge, toujours prêt à s’ouvrir
Mais ma tête est un soldat qui s’laisse rarement attendrir
Mes couilles sont motivées, elles aimeraient bien pé-cho cette brune
Mais y’en a une qui veut pas, putain ma tête me casse les burnes
Ma tête a dit a mon coeur qu’elle s’en battait les couilles
Si mes couilles avaient mal au coeur et qu’ça créait des embrouilles
Mais mes couilles ont entendu et disent à ma tête qu’elle a pas d’coeur
Et comme mon coeur n’a pas d’couilles, ma tête n’est pas prête d’avoir peur
Moi mes couilles sont têtes en l’air et ont un coeur d’artichot
Et quand mon coeur perd la tête, mes couilles restent bien au chaud
Et si ma tête part en couilles, pour mon coeur c’est la défaite
J’connais cette histoire par coeur, elle n’a ni queue ni tête
Moi les femmes j’les crains, autant qu’je suis fou d’elles
Vous comprenez maintenant pourquoi chez moi c’est un sacré bordel
J’ai pas trouvé la solution, ça fait un moment qu’je fouille
Je resterais sous l’contrôle d’ma tête, mon coeur et mes couilles.
Grand Corps Malade
Commentaire n°1 posté par lea le 22/08/2006 à 08h58
C'est de Grand Corps Malade, un poète urbain...j'ai trouvé que cela se pretait assez avec la citation du jour...
Bizoox et bon courage pour cette journée!
Commentaire n°2 posté par lea le 22/08/2006 à 09h22
Merci de votre commentaire sur mon blog. Le vôtre est très plaisant. Je vous souhaite une bonne continuation
Commentaire n°3 posté par elisabeth le 22/08/2006 à 10h43
Oui, c'est pas mal Grand corps malade. Quant à la citation, bien sûr, le sexe, c'est d'abord dans la tête. Papy Freud l'a dit il y a des lunes...
Commentaire n°4 posté par Dominique Boudou le 22/08/2006 à 11h46
Coucou
He bien c'est vrais les neuronnes nous diriges
Bisous
Sylvie
Commentaire n°5 posté par sylvie le 22/08/2006 à 11h58
Excellent , je reviendrais parole d'infirmiere
Commentaire n°6 posté par virgote le 22/08/2006 à 12h22
Le sexe est affaire de chimie des corps! La preuve c'est qu'au début d'une relation, qui fonctionne bien horizontalement parlant, on n'arrive même plus à penser! Quand ça commence à monter à la tête, c'est que c'est déja fini entre les deux personnes!
Commentaire n°7 posté par Henri le 22/08/2006 à 13h17
Tout à fait d'accord quand cela commence à monter à la tête, c'est la qu'on redescend l'escalier. Bonne soirée
Commentaire n°8 posté par martine le 22/08/2006 à 16h34
Qui est Marc Gendron?
Commentaire n°9 posté par Docteur Furax le 22/08/2006 à 16h58
Marc Gendron est un romancier québécois, philosophe, amateur de bons mots, pour qui l'être humain est une créature perpétuellement en manque. Il a écrit entre autre "Le prince des Ouaouarons" et "Louise ou la nouvelle Julie".
Réponse de Jean Christophe Bataille le 22/08/2006 à 18h25
Coucou jean Christophe
C'est les neurones qui font marcher le sexe!!
Gros bisous
sylvie
Commentaire n°10 posté par sylvie le 22/08/2006 à 17h03
Je pense que la femme réagit avec son coeur ..contrairement à l'homme ...car ce mot évoque pour la femme, envie et plaisir ....du moins nos pays car ca dépend aussi des cultures !!! où on demande pas son avis à la femme ...

Freud a dit que le sexe gouverne en partie l'être humain...alors pour ne pas le contredire...allons-y gaiment ..bisous .
Commentaire n°11 posté par marithé le 22/08/2006 à 17h13
ça me fait penser à un vieux truc............c'est le combat d'eunuques...........qui est un combat sanglant
..............désolé .....je sors
Commentaire n°12 posté par jc le 22/08/2006 à 17h50
Hello, je suis rentrée de mon long week end j'ai loupé quelques article je vais me mettre à jour
ta citation est très amusante
Je te souhaite une bonne fin de journée avec plein de grosses bises
Commentaire n°13 posté par lili le 22/08/2006 à 21h57
Bonsoir, si Freud l'a dit :) Bonne soirée. Joël.
Commentaire n°14 posté par Joël le 22/08/2006 à 22h13
Quelqu'un a demandé qui est Marc Gendron.

Il y a un site bien documenté à l'adresse http://www.marcgendron.com/ et plusieurs aphorismes de lui sur Citations du Monde : http://www.evene.fr/citations/auteur.php?ida=4993&p=5

Commentaire n°15 posté par Gaston le 12/02/2007 à 23h19
Gendron a également écrit "Le cul c'est dans le tête", très freudien comme dirait l'autre, mais en plus court et drôle.

J’aime la poésie de Grand Corps Malade :

“Il y a chez l’homme 3 leaders qui essayent d’imposer leur loi
Cette lutte permanente est la plus grosse source d’embrouille
Elle oppose depuis toujours la tête, le coeur et les couilles.”

Pour pénétrer davantge le su-jet, j’ai trouvé “ça” (restons freudien !) chez Marc Gendron, cette fois-ci c’est plus long et sérieux (mais faut lire le reste, c'est complètement allumé), cependant cela a le mérite de mettre en lumière pourquoi il écrit succinctement et avec humour ailleurs que le cul dans la tête et que le sexe n'a pas de coeur et n'en fait qu'à sa tête :

“Le néo-cortex (le cerveau au sens strict), centre responsable des opérations logiques, symboliques et langagières, est une acquisition tardive des mammifères supérieurs. Toutefois, il n’a pas remplacé ou évincé un organe déjà formé et appelé à disparaître, comme cela, grâce à l’extrême lenteur des changements, se produisit dans le cas des autres mutations ; mais il s’est simplement surimposé aux deux autres parties de l’encéphale, en l’occurrence le bulbe rachidien et le cervelet. Ceux-ci sont beaucoup plus anciens : ils datent respectivement de l’époque des mammifères inférieurs et de celle des reptiles. L’homme, à cause de l’évolution par trop rapide du néo-cortex, dispose donc de 3 computers mal assortis, mal branchés, mal reliés l’un à l’autre ; les deux plus anciens règlent les opérations du domaine instinctuel et émotif, un autre tout récent produit du logos. Déchiré entre diverses contraintes, confronté à des exigences locales et spécifiques, l’homme s’avère incapable de toujours coordonner ses impulsions à sa logique ; conséquemment, préjugés (mythologiques, religieux, idéologiques, nationalistes, pseudo-scientifiques, etc.) et analyse logique se font souvent la guerre. Chaque computer veut satisfaire ses prétentions hégémoniques mais puisque chacun pour dominer un champ limité de l’action recourt à une syntaxe passablement différente de celle employée par ses voisins et souvent indécodable par eux, ou puisque, en d’autres mots, la raison est fouettée par l’arbitraire des pulsions et les émotions court-circuitées par les exigences de la raison, l’homme oscille entre une primitivité mi-sauvage et la conscience intellectuelle la plus raffinée.” (In Louise ou La nouvelle Julie, éditons Québec/Amérique, 1981, page 167)

J’adore l’analogie avec “les computers mal assortis, mal branchés”, à la syntaxe passablement différente et souvent indécodable ; il faut noter que Gendron a publié Louise ou La nouvelle Julie en 1981, très très peu d’entre-nous avaient alors l’outil qui nous permet aujourd’hui de lire ces lignes.

Pour une analyse intéressante de cette oeuvre de Marc Gendron et comment elle s'inscrit dans la tradition universelle du genre épistolaire et le rapport explicite que ce “roman épistolaire polyphonique” établit avec l’un des plus fameux romans épistolaires du dix-huitième siècle français, « Julie ou la Nouvelle Héloïse » de Jean-Jacques Rousseau, voir l’article « Deux échos québécois de grands romans épistolaires du dix-huitième siècle français » par Monique Moser-Verrey, professeure de littérature comparé à l’Université de Montréal (Voix et Images, vol. 12, n° 3, (36) 1987, p. 512-522) : www.erudit.org/revue/vi/1987/v12/n3/200663ar.pdf
Commentaire n°16 posté par Arthur le 24/10/2009 à 12h11
Merci arthur pour cette analyse très documentée
Réponse de Jean Christophe Bataille le 01/11/2009 à 10h41
JCB, là où ça se complique (surtout chez la femme ...) c'est quand la tête a un sexe et qu'elle n'en fait qu'avec son coeur !
J'adore réfléchir chez toi !
Commentaire n°17 posté par Martine le 25/11/2009 à 09h52

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