Accaparé par l'écriture d'un nouvel ouvrage et la recherche d'un autre éditeur, je n'ai malheureusement plus le temps d'alimenter mon blog. Celui-ci va donc, à mon grand regret, se mettre au repos pour de longs mois.
Je tiens à remercier chaleureusement tous mes lecteurs de leur fidélité. Leurs commentaires ont considérablement enrichi mes
écrits et j'ai pris beaucoup de plaisir à leur rendre visite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate, début ici en lisant de bas en haut.
Après Pierre-Gilles de Gennes, un aspect moins reluisant de la recherche française :
Mon malade suivant est un chercheur du CNRS. Une grosse tête un peu chauve … Des épaules grassouillettes.
Il sort du boulot généralement vers 15 heures … Parce qu’il ne faut pas exagérer non plus ! Aujourd’hui, il s’est tiré à midi … Il va chez le docteur.
Il est inquiet, le scientifique ! Une douleur pernicieuse lui mine la poitrine ! Le généraliste lui a déjà écouté le cœur … fait un électrocardiogramme … Il l’a finalement rassuré … Un peu de stress … Rien de plus !
Mais il redoute encore l’infarctus, le matou … Avec tout le travail qu’il fournit ! Au moins quatre heures par jour !
- Vous ne vous rendez pas compte, me dit-il. On est en pleine restructuration. Je vais peut-être être obligé de changer de service !
J’ironise :
- C'est vrai que c’est dur.
La précarité, c’est parfois insupportable ! Plus rien ne protège des aléas ! … Il bosse un peu toutefois, celui-là … A côté de mon pote Bertrand, il aurait presque une tête de courageux.
Je l’examine … L’ausculte … Le palpe … Il n’a effectivement rien de grave … De simples douleurs de paroi sur le thorax … Je le rassure … Son heure n’est pas encore venue !
« Ouf ! » commente-t-il. Il avait peur de claquer bêtement … Si près de la retraite à 55 ans … Après des années passées au service de la science.
C’est vrai que ça épuise, la recherche … Ça éreinte ! Ça esquinte ! Surtout quand on ne découvre rien …






