Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,
début ici en lisant de bas en haut.
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Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,
début ici en lisant de bas en haut.
Après la prestation de François Bayrou hier soir, voici un film d'archive sur sa fameuse gifle.
Sarkozy est resté très haut dans les sondages en fustigeant la racaille. Bayrou poursuit son ascension après avoir distribué des claques en banlieue. Ségolène devra-t-elle jouer les militaires en tenue de combat à Argenteuil pour remonter dans les sondages ?
C'est ma question du jour.
Photo Nouvel Observateur

10. Les allergies.
Après avoir fait hospitaliser mon anglais, je récupère en salle d’attente une femme, la quarantaine, d’un embonpoint certain, les yeux rougis et la nifle au nez.
A peine assise, le pif en tempête, elle arrose le cuir de mon bureau d’une pluie nourrie. J'esquive ... Puis j'examine du coin de l'oeil : pas d'infection.
- Désolée, s’excuse-t-elle.
- Allergie ?
- A la poussière ! m’explique-t-elle.
Elle me tend un papelard émanant de son médecin généraliste. Il s’agit d’un certificat :
« Madame …, est apte à reprendre son travail de femme de ménage sous réserve de limiter au maximum l'exposition à la poussière et aux produits d'entretien ménager pendant trois mois. »
Il n’a pas dû passer souvent l’aspirateur, mon confrère …
A suivre ...

En explorant mes liens, je suis tombé sur le dernier billet de Thierry, un texte d'une qualité et d'une lucidité rare. Winston Churchill s'invite sur son blog avec ces mots :
La somme des égoïsmes est le pire des systèmes - à l’exception de tous les autres
On peut appréhender cette phrase avec noirceur ou en accepter la réalité avec optimisme. Je crois pour ma part que penser à soi et à ses proches est utile au monde entier pour peu que les échanges culturels et commerciaux soient régulés entre les gens. Je suis persuadé que la société n'est qu'une somme de singularités en quête de compromis. Une humanité qui dénigre, agrège et égalise les attributs de l'individu supprime toute entente. Elle ne peut conduire qu'au totalitarisme.

J'ai disserté sur le bleu, il y a quelques mois. La nouvelle robe de Ségolène m'incite à publier quelques mots sur le rouge.
La couleur rouge est la couleur par excellence, la plus vive et la plus stimulante. Couleur de référence dans toutes les civilisations, le rouge est aussi la couleur la plus ambiguë : rouge vie, ardeur, courage, dignité, mérite, mais encore rouge mort, colère, guerre, meurtre, alarme et danger, couleur de l'interdit et du péché, de l'enfer et de Lucifer, des bourreaux et des forçats, des prostituées, et, de Judas à Barberousse, de l'hypocrisie, de la trahison et du maléfice.
Au XXe siècle, le rouge, reprenant à son compte les anciennes associations, est toujours un rouge alarme, signal, danger, interdit et sanction, connotations développées par la création de nombreuses locutions touchant notamment à la signalisation routière, à l'économie, à l'audiovisuel (axe, alerte, plan, pétrole rouge, être dans le rouge, liste rouge, mettre le rouge, carré rouge...)
Dans un autre domaine, le rouge dignité/reconnaissance d'un mérite/honneur rendu (rosette, ruban, tapis rouge) s'étend, au cours du siècle, au domaine du commerce et de l'industrie alimentaire, pour indiquer la qualité des produits (cordon, label, ruban rouge).
Bien sûr, le rouge est encore et toujours, la couleur représentative des sentiments intenses, violents, de l'amour, de la haine et de la séduction (rouge baiser, glamour, passion)...
Le rouge est aussi au cœur des grandes révolutions et évolutions du XXe siècle : révolution russe et chinoise (armée rouge, garde rouge, Le Dimanche rouge, Le Petit Livre rouge, Octobre rouge), deuxième guerre mondiale et résistance (L'Affiche rouge, L'Orchestre rouge, triangle rouge), politique mondiale (téléphone rouge), histoire politique italienne et terrorisme (Les brigades rouges).
Ainsi, notre langue du XXe siècle retranscrit les connotations ou associations symboliques, parfois contradictoires, héritées du passé ou créées par notre société moderne et le rouge contemporain reste une couleur ambiguë, mais fascinante...
Extrait : Le Dictionnaire des mots et expressions de couleur du XXe siècle. Le Rouge, Annie Mollard-Desfour, CNRS ÉDITIONS, mai 2000, (CNRS Dictionnaires) 492 p.

Selon Gandhi, la tolérance mutuelle est une règle d'or, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. Certains internautes cultivent pourtant l'insulte et le crachat à l'encontre des autres blogueurs dès qu'on aborde un sujet politique. Peu visibles sur mon blog car j'ai pris l'habitude de les effacer, je les rencontre sur les lignes de blogs amis où ils sévissent avec plus de liberté. Ce sont toujours les mêmes, donneurs de leçons, appartenant à une gauche plutôt extrême qui s'exonère de la réflexion pragmatique en agitant un pseudo humanisme. Probablement moins culpabilisés par l'histoire que les fascistes dans nos sociétés occidentales, ces militants, pétris d'une idéologie dépassée, ont pris l'habitude de déverser leur torrent de haine contre toute idée contraire. Le phénomène inverse s'observe, semble-t-il, dans les pays de l'est où l'extrème gauche est perçue de façon très noire depuis les charniers communistes et où le fascisme banalisé crachote impunément son venin. Voici pour ces excités du clavier, les mots d'un académicien de l'entre-deux siècles :
La tolérance est la charité de l'intelligence
Jules Lemaitre.
9. To beef or not to beef …
- Hello !
Un anglais ! Encore jeune … Très classe … So british ! Je connais la langue de Shakespeare mais mon malade s’exprime dans celle de Voltaire, avec un très fort accent :
- J’ai … un problème … avec mon ventre.
Il paraît souffrir, mon chapeau melon ! Mais proprement … discrètement … sans démonstration.
Il est chercheur au CNRS, expatrié en France depuis un an. Il me l’explique avec une petite moue. Y décelé-je un peu de dédain ? …
J’applique avec prudence ma main sur l’abdomen … Dur comme du bois ! Le genre de truc à opérer de suite ! Une bataille rangée ! Des tripes à l’agonie ! Un colon en implosion !
Je touche son front. Il a au moins quarante … Je compatis :
- Vous travaillez avec une fièvre pareille ?
- Hum … Of course !
- Mais depuis quand souffrez-vous ?
- Depuis un mois, murmure-t-il avec un accent épais comme le fog sur Westminster.
- Et c’est maintenant que vous consultez ?
- Ecoutez …
- Oui ?
- Je suis anglais … poursuit-il d’un ton traînant.
- Et alors ?
- Donc, je ne me plains pas …
Huh ! comme disent les anglo-saxons.
A suivre ...

La France se présente depuis quinze ans en champion incontesté des loisirs et des RTT. Elle souffre dans le même temps d'une crainte de la précarité devenue irrationnelle aux yeux des peuples étrangers qui savent depuis longtemps gérer sans l'aide de l'état les aléas de la vie. Pour faire face à cette peur quasi névrotique des imprévus, notre pays s'est doté d'un système de protection sociale pléthorique et dissolu qui est venu amputer largement le revenu de ses habitants. Les effets négatifs de cette politique sur notre prospérité paraissent bien réels (40% de croissance en moins par rapport aux USA sur quinze ans et des salaires nivelés vers le bas). Cela explique probablement pourquoi ce modèle social peu réaliste, promu et loué par Jospin et Chirac, n'a été repris nulle part ailleurs dans le monde. Epicure avait un avis sur le sujet qui me parait plus en accord avec celui du reste de la planète :
Tout plaisir est, de par sa nature même, un bien, mais tout plaisir ne doit pas être recherché ; pareillement toute douleur est un mal, mais toute douleur ne doit pas être évitée à tout prix.
Epicure

8. Les calotins (suite)
Une scoliose ! Carabinée ! S’ils regardaient leur fille plus souvent, elle ne serait peut-être pas dans cet état …
- Il faut un corset, préviens-je. Rapidement !
Elle penche à droite ! On dirait la tour de pise ! Je ne sais comment elle fait pour marcher sans tomber, la môme ! Pour avoir un semblant de vision horizontale, elle redresse la tête et le cou ! Et ça lui donne un drôle d’air …
Le père tente un signe de croix ... Ça va la redresser, sa fille !
- Je savais qu’il y avait un problème, m’avoue-t-il.
Je lui dirais bien ce que je pense. Mais je me contente de :
- Il n’est pas trop tard … Quatre ou cinq ans de corset … Et elle pourra tenir debout …
Du coup, il a de l’espoir, le béat. Il récitera trois Pater et deux Ave ! En pénitence …
A suivre ...
Ce dimanche mérite un peu de réflexion. Je vais reprendre une phrase écrite par un enfant du XIXème siècle, grand témoin d'une génération dont les rêves de gloire et de révolution furent
sacrifiés sur l'autel de la raison :
Les deux grands secrets du bonheur : le plaisir et l'oubli.
Alfred de Musset

A suivre ...
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