Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,
début ici en lisant de bas en haut.
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Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,
début ici en lisant de bas en haut.
Un peu de provocation pour faire suite à la journée de la femme :
A trente ans, une femme doit choisir entre son derrière et son visage.
Coco Chanel
Ne gâtons-nous pas les choses en les exprimant ?
Virginia Woolf

12. Le chef de chantier
La crinière blonde et bouclée, une allure de kite surfeur, il n’a pas la trentaine. Il grimace … Je l’examine … Une entorse au niveau du cou-de-pied, sur l’interligne de Lisfranc. J'essaie de deviner :
- La vague était trop haute ? Vous avez fait un front loop ? Un table top ? Un crazy Pete ?
- Non ! Un marteau piqueur ! Je l’ai pris sur le pied.
Je l’imaginais plutôt caracoler sur la mer déchainée, mon blessé, les compas en l’air, les pinceaux bloqués dans les foot-straps. Eh bien, non ! Il est chef de chantier. Bac plus trois et une licence de gestion en poche.
- Ça ne vous plaisait pas les chiffres ?
- Si ! Mais c’était 1500 euros par mois et on était cent pour un seul poste. Dans le BTP, on m'a pris tout de suite, je touche 2200 euros et je bosse en plein air.
- Et vous l’avez trouvé comment, ce job ?
- Facilement ! Il n’y a plus de candidat pour le bâtiment ! Personne ne veut y aller ! Travailler avec ses mains ce serait pas bien. Pourtant c’est pas comme avant. On a des engins de levage, des casques antibruit, du matériel de protection. On vient de recruter quarante personnes. On n’a trouvé que des portugais et des turcs. Il a fallu faire appel à des agences dans les pays. On n’a pu trouver que trois français seulement. Et pas des affaires ! Incapables de tenir un engin ! Tout juste bons à fumer du chichon ! C’est un de ces bras cassés qui m’a bousillé le pied …
- Vous avez pu être recruté comme ça, sans formation ?
- Quand je suis allé à l’entretien d’embauche, ils m’ont sauté dessus ! Ils m’ont dit que j’étais une aubaine ! Qu’ils allaient me former ! ... Et c'était vrai. J'ai pas eu de mal à appprendre. Il faut bien l'avouer, c’est pas très compliqué …
A suivre ...

Quel que soit leur bord, les candidats à la présidentielle sont parfois capables de mots sensés. Voici une phrase du roi de la baffe :
Les raisons de dire "non" sont toujours plus mobilisatrices que celles de dire "oui".
François Bayrou.
11. La grande surface.
Je connais Baptiste depuis un bout de temps. Il souffre régulièrement de migraines qui lui torturent le crâne. Magasinier dans une grande surface, il reste toujours souriant, d’une gentillesse à
toute épreuve malgré ses céphalées. Etonnamment, il paraît tourmenté, renfrogné aujourd’hui. L’explication ne tarde pas : il vient de se faire virer ! Une histoire stupide, un biscuit pris dans
les stocks du magasin, puis englouti à la hâte devant l’œil d’une caméra. Le verdict a été sans appel malgré ses dix ans de boite : faute grave et mise à pied immédiate ! Pour l’exemple !
Il est à la limite des larmes tant l’affaire l’a secoué et je le rassure comme je peux. Cette histoire m’irrite. Quoi de plus choquant en effet qu'un employé soit remercié pour un
biscuit alors que quelques années auparavant, le PDG de la même grande surface a été licencié dans de toutes autres conditions. Sa faute : une gestion inefficace ! Sa sanction : un vrai pactole !
38 millions d’euros de parachute doré ! Un super loto ! Un ticket qui gagne à tous les coups ! 156 années d’un salaire de premier ministre ! C’est comme si Zidane touchait plein de pognon sans
jamais mettre un but ! Comment des administrateurs de société ont-ils pu signer un contrat de collaboration pareil avec un incapable ? … Je suis loin d'être un émule de
Besancenot mais ce n’est pas comme ça que je conçois l’économie de marché …
A suivre ...
Après la prestation de François Bayrou hier soir, voici un film d'archive sur sa fameuse gifle.
Sarkozy est resté très haut dans les sondages en fustigeant la racaille. Bayrou poursuit son ascension après avoir distribué des claques en banlieue. Ségolène devra-t-elle jouer les militaires en tenue de combat à Argenteuil pour remonter dans les sondages ?
C'est ma question du jour.
Photo Nouvel Observateur

10. Les allergies.
Après avoir fait hospitaliser mon anglais, je récupère en salle d’attente une femme, la quarantaine, d’un embonpoint certain, les yeux rougis et la nifle au nez.
A peine assise, le pif en tempête, elle arrose le cuir de mon bureau d’une pluie nourrie. J'esquive ... Puis j'examine du coin de l'oeil : pas d'infection.
- Désolée, s’excuse-t-elle.
- Allergie ?
- A la poussière ! m’explique-t-elle.
Elle me tend un papelard émanant de son médecin généraliste. Il s’agit d’un certificat :
« Madame …, est apte à reprendre son travail de femme de ménage sous réserve de limiter au maximum l'exposition à la poussière et aux produits d'entretien ménager pendant trois mois. »
Il n’a pas dû passer souvent l’aspirateur, mon confrère …
A suivre ...

En explorant mes liens, je suis tombé sur le dernier billet de Thierry, un texte d'une qualité et d'une lucidité rare. Winston Churchill s'invite sur son blog avec ces mots :
La somme des égoïsmes est le pire des systèmes - à l’exception de tous les autres
On peut appréhender cette phrase avec noirceur ou en accepter la réalité avec optimisme. Je crois pour ma part que penser à soi et à ses proches est utile au monde entier pour peu que les échanges culturels et commerciaux soient régulés entre les gens. Je suis persuadé que la société n'est qu'une somme de singularités en quête de compromis. Une humanité qui dénigre, agrège et égalise les attributs de l'individu supprime toute entente. Elle ne peut conduire qu'au totalitarisme.

J'ai disserté sur le bleu, il y a quelques mois. La nouvelle robe de Ségolène m'incite à publier quelques mots sur le rouge.
La couleur rouge est la couleur par excellence, la plus vive et la plus stimulante. Couleur de référence dans toutes les civilisations, le rouge est aussi la couleur la plus ambiguë : rouge vie, ardeur, courage, dignité, mérite, mais encore rouge mort, colère, guerre, meurtre, alarme et danger, couleur de l'interdit et du péché, de l'enfer et de Lucifer, des bourreaux et des forçats, des prostituées, et, de Judas à Barberousse, de l'hypocrisie, de la trahison et du maléfice.
Au XXe siècle, le rouge, reprenant à son compte les anciennes associations, est toujours un rouge alarme, signal, danger, interdit et sanction, connotations développées par la création de nombreuses locutions touchant notamment à la signalisation routière, à l'économie, à l'audiovisuel (axe, alerte, plan, pétrole rouge, être dans le rouge, liste rouge, mettre le rouge, carré rouge...)
Dans un autre domaine, le rouge dignité/reconnaissance d'un mérite/honneur rendu (rosette, ruban, tapis rouge) s'étend, au cours du siècle, au domaine du commerce et de l'industrie alimentaire, pour indiquer la qualité des produits (cordon, label, ruban rouge).
Bien sûr, le rouge est encore et toujours, la couleur représentative des sentiments intenses, violents, de l'amour, de la haine et de la séduction (rouge baiser, glamour, passion)...
Le rouge est aussi au cœur des grandes révolutions et évolutions du XXe siècle : révolution russe et chinoise (armée rouge, garde rouge, Le Dimanche rouge, Le Petit Livre rouge, Octobre rouge), deuxième guerre mondiale et résistance (L'Affiche rouge, L'Orchestre rouge, triangle rouge), politique mondiale (téléphone rouge), histoire politique italienne et terrorisme (Les brigades rouges).
Ainsi, notre langue du XXe siècle retranscrit les connotations ou associations symboliques, parfois contradictoires, héritées du passé ou créées par notre société moderne et le rouge contemporain reste une couleur ambiguë, mais fascinante...
Extrait : Le Dictionnaire des mots et expressions de couleur du XXe siècle. Le Rouge, Annie Mollard-Desfour, CNRS ÉDITIONS, mai 2000, (CNRS Dictionnaires) 492 p.

Selon Gandhi, la tolérance mutuelle est une règle d'or, car nous ne penserons jamais tous de la même façon, nous ne verrons qu'une partie de la vérité et sous des angles différents. Certains internautes cultivent pourtant l'insulte et le crachat à l'encontre des autres blogueurs dès qu'on aborde un sujet politique. Peu visibles sur mon blog car j'ai pris l'habitude de les effacer, je les rencontre sur les lignes de blogs amis où ils sévissent avec plus de liberté. Ce sont toujours les mêmes, donneurs de leçons, appartenant à une gauche plutôt extrême qui s'exonère de la réflexion pragmatique en agitant un pseudo humanisme. Probablement moins culpabilisés par l'histoire que les fascistes dans nos sociétés occidentales, ces militants, pétris d'une idéologie dépassée, ont pris l'habitude de déverser leur torrent de haine contre toute idée contraire. Le phénomène inverse s'observe, semble-t-il, dans les pays de l'est où l'extrème gauche est perçue de façon très noire depuis les charniers communistes et où le fascisme banalisé crachote impunément son venin. Voici pour ces excités du clavier, les mots d'un académicien de l'entre-deux siècles :
La tolérance est la charité de l'intelligence
Jules Lemaitre.
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