Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,
début ici en lisant de bas en haut.
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Ce texte est une fiction. Toute ressemblance avec des personnages existants ne peut être que fortuite.
Pour l'intégralité des facéties d'Hippocrate,
début ici en lisant de bas en haut.

Dans cette période de campagne électorale où fleurissent les propos les plus délétères, voici quelques mots extraits de Humain, trop humain qui illustrent bien la politique :
Qui vit de combattre un ennemi a tout intérêt de le laisser en vie.
Friedrich Nietzsche

Selon un de mes commentateurs d'hier, les prises de position politique de Diam's n'auraient pour objectif que de défendre les intérêts de son public. A l'opposé de ce qu'a fait remarqué un autre intervenant, elle n'aurait donc pas un QI de moule mais un esprit avisé et, osons le dire, un certain sens des affaires. Que dire de l'un des plus grands aficionados de l'UMP, Steevy Boulay, qui étale sans complexe son inculture chez Ruquier ? Est-il la caution de droite d'un animateur dont les prises de position sont nettement affichées à gauche ? Est-il le sauf-conduit d'un homme de média qui aurait dû depuis longtemps rejoindre Alain Duhamel au purgatoire de la télévision ? Probablement. Mais ma question du jour sera la suivante : l'animateur, toujours préoccupé de railler la droite et de faire gagner son camp, garde-t-il Steevy Boulay dans son émission pour ses talents cachés ou pour son QI de crustacé ?
Photo www.linternaute.com
Il y a 13 ans, jour pour jour, le génocide des Tutsis débutait. Environ 800.000 personnes, essentiellement des Tutsis, ont été tuées en six semaines par les Hutus. Pourquoi la communauté
internationale est-elle restée impuissante face à ce massacre ? C'est ma question du jour.
15. Les flics.
On s’agite dans l’avenue. J’aperçois une escouade de flics virant une dizaine de clodos. Ils bivouaquent là depuis un mois, les clopinards. Arrivés de l’est, avinés, barbus et sales, l’œil hagard, ils agressent régulièrement les passants. Ils n’ont pas encore planté leurs tentes, mais ça ne saurait tarder … Don Quichotte va s’en charger. Les poulets sont venus en nombre. Pas facile de faire entrer tous ces crados dans le camion … Ils se rebiffent ! Cognent ! Hurlent ! Puent ! Un attroupement grossit devant le spectacle. Les riverains manifestent leur soulagement. Il faut dire qu’ils devenaient gonflants, les pochards … Mais certains passants s’insurgent ! Prennent des photos ! Demande des comptes ! Téléphonent à la presse ! Quelles conditions faites à l’humain ! Deux ahuris, la cinquantaine, habillés en babas attardés insultent les flics ! Les traitent de fascistes ! Esquissent des gestes menaçants !
Moi, je m’interroge. Que se passe-t-il dans le crâne de ces gens ? La névrose compassionnelle instillée par les médias a-t-elle atteint un nouveau paroxysme chez eux ? Une idéologie inepte a-t-elle lavé un peu plus leur cerveau ? Faut-il désormais supporter l’ivresse sur la voie publique, laisser toute l’Afrique et toute l’Asie circuler en situation irrégulière, excuser les types qui frappent les contrôleurs de trains, absoudre les loubards qui saccagent les magasins et ignorer l’autorité des caïds installée dans les banlieues contre le droit républicain ?
Je pense de plus en plus qu’on veut nous la faire à l’envers, et que si on ne soutient pas un tant soit peu les flics et les efforts engagés ces cinq dernières années, ça finira très mal. Avec une extrême-droite qui ne s’embarrassera certainement pas de la république …
A suivre ...

Beaucoup de penseurs français considèrent que le développement de nos sociétés selon le mode anglo-saxon conduit à l'acculturation. Il suffit pourtant de se rendre à Londres, New York ou à San Francisco pour constater la richesse intellectuelle de nos voisins. Cette idée d'un béotisme anglo-saxon n'est-elle pas liée à notre habitude d'opposer culture et consommation ? L'argent n'est-il pas vécu par notre peuple, profondément imprégné des contraintes morales du catholicisme, comme une forme de perversion païenne ? Rappelons-nous la condition faite aux juifs du moyen âge que l'on autorisait à faire commerce de la monnaie mais que l'on privait de tout accès à la culture. Aurions-nous pu créer une économie de marché moderne sans la renaissance italienne, sans le schisme protestant, sans l'athéisme d'un Diderot ou le libéralisme d'un Voltaire ? Je ne le crois pas. Quoiqu'en pensent les héritiers de la tradition, la consommation et la culture ne sont pas antinomiques et je refuse d'opposer le plaisir au savoir. Et entre José Bové et Georges Bush, je ne sais décidément pas quel crétin choisir ...

En ces temps d'incertitude, l'avenir reste une promesse. Pour célébrer le printemps, je cite un des plus grands peintres du fauvisme :
Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.
Henri Matisse

Les discours sur l'identité nationale semés en rase campagne par Nicolas ont été immédiatement repris par Bécassine au grand dam du béarnais qui toujours juché sur son tracteur, continue à labourer la cambrousse. De nombreux intellectuels ont fait cap à droite sur ce sujet délicat qui réunit, à en croire les sondages, 55 % des français dans une crainte du multiculturalisme et un refus du communautarisme. Cette inquiétude collective nous renvoie à ces mots de Marcel Proust écrits alors qu'il traquait le temps perdu : "Ce qui rapproche, ce n'est pas la communauté des opinions, c'est la consanguinité des esprits".
La France est-elle en train de perdre son identité ? Existe-t-il une mondialisation des âmes comme s'est développée une mondialisation des échanges ?
C'est ma question du jour.

14. Manifestation d'enseignants
Mon malade suivant est enseignant. Il fait partie de ces profs pour qui le travail est une souffrance : 18 heures de cours par semaine ! En Allemagne, ils bossent pourtant 25 heures. Et en Suède, c'est un sacerdoce de 35 heures. Chez nous, ils défilent ! Je les entends une fois de plus scander leurs slogans dans l'avenue. Travailler 18 heures, ce serait trop ! Pour certains, il faudrait passer à 15 ! Il paraît qu’ils préparent leur cours pendant 20 heures, les cuistres ! Comme si après des années de carrière, il fallait échafauder des plans de bataille avant d'entrer en cours ! Et on ne parle pas des vacances. A quand les 6 mois de congés ? ... Enfin, n'oublions pas la santé. Le record des arrêts de travail ! Allègre n'avait pas tort. Quand dégraissera-t-on le mammouth ?
Il se trouve qu’il est dépressif mon malade ! Comme pas mal de ses pairs ! Un air de chien battu ! La bouche en coin ! L'oeil de travers ! Et une santé impeccable ! Un tartuffe ! Un fatigué devant l’éternel ! Il est solidaire de la manif ! L’état aurait l’outrecuidance de lui demander un minimum d'heures. Il ne parle que de droits, de partage. Le devoir, la responsabilité, il ne connait pas ! Décidemment, l'éducation nationale est bien malade ...
Et il veut un arrêt de travail, le matou ! 18 heures, c’est encore trop ! … Et puis quoi encore ! Aujourd’hui, un bon coup de pied au cul suffira ! Je ferme ma fenêtre, pour ne plus les entendre. La coupe est pleine ...
A suivre ...
Bien sûr ce pamphlet ne décrit pas tous les enseignants, et j'en connais de formidables. Mais certains se reconnaitront. Et en cette période de manifestations et de grève, en pleine campagne électorale, le sarcasme vient sous la plume.

Je cite aujourd'hui un philosophe qui a consacré son oeuvre à la constitution d’une éthique du bonheur et de la liberté. Ces quelques mots extraits de son traité politique n'ont-ils pas une portée universelle ?
Les hommes sont conduits plutôt par le désir aveugle que par la raison.
Baruch Spinoza
Tableau de Andreas Tschannen
13. La danse.
Tension : 13/8. En grande forme, Aldo ! Plutôt massif, les jambes courtes, un visage épais qu’il porte avec fierté, il est loin d’être élégant. Mais à 83 ans, il a gardé toute sa prestance,
et toujours d'égale humeur, il possède une santé de fer. Il a bien versé quelques larmes lorsque sa femme est morte, mais a repris le cours de sa vie sans sourciller, avec un
moral inébranlable.
- Elle est au ciel, me répète-t-il … Heureuse !
Il danse le tango et le paso tous les après-midi, en vieil italien. Jadis, il arpentait les pistes du thé dansant avec Josefina, sa défunte. Aujourd’hui, il hante les salons avec
Yvonne, sa nouvelle conquête.
- Elle est riche ! me confie-t-il.
Elle occupe un appartement magnifique, en plein Paris, dans les quartiers chics. Lorsqu’elle l’a invité, il n’osait ni toucher, ni regarder. Parquets chatoyants, marqueteries dorés, tapis
enluminés, tout était beau ! Yvonne était veuve, mais pas vraiment joyeuse, plutôt brisée, à l’abandon … Il lui a vite fait tourner la tête, Aldo. Le tourbillon d’une valse et la vieille ne l’a
plus lâché ! Elle s’est agrippée à lui comme à une bouée, pour ne pas sombrer. Et le vieux rital, émerveillé, a déménagé boulevard de la Grande Armée …
- Elle est amo-reuse, avoue-t-il avec l’accent des vieux napolitains.
Ce n’est pourtant pas un dandy, mon tombeur de douairières. Dépenaillé, fringué comme un faiseur, il jure un peu chez les repus. Mais c’est un roc ! Et à cet âge-là, cela
vaut toutes les élégances …
A suivre ...
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